LE GRAND ENTRETIENmer. 18/05/22

Mercredi 18 mai 2022, LE GRAND ENTRETIEN reçoit Sébastien Gelineau (Président, Aton technologies)


Aton Technologies : cinq questions à Sébastien Gelineau

L’entreprise française Aton Technologies est un cabinet de conseil, d’audit et d’expertise en ingénierie numérique et digitale. Le président Sébastien Gelineau revient sur l’évolution de sa société.

Quelle est l’histoire d’ATON Technologies ?

Je suis président de deux entreprises et associé dans une jeune entreprise innovante. Mes sociétés sont des ingénieries avec un fil conducteur, l’ingénierie d’installation générale (tuyauterie, structure, génie civil). Toutefois, et pour un équilibre de business, une deuxième activité est présente à hauteur de 40% du CA pour chaque entité. Aton Technologies, c’est l’incubation et la commercialisation de produits à forte innovation. Mes collaborateurs sont majoritairement des dessinateurs/projeteurs et ingénieurs. Mais il manquait un savoir-faire dans l’amélioration de gestion de projet, donc ATON m’est venu naturellement pour optimiser une compétence, en y ajoutant une formation spécifique au logiciel utilisé.

Quelles sont vos expertises ?

Notre expertise rentre dans le cadre de l’amélioration des rendements de production d’étude en ingénierie. Mes collaborateurs seront à terme en double compétence. C’est-à-dire à la fois pour la production, mais aussi dans l’administration, ou plus précisément dans l’intelligence informatique des outils logiciels utilisés. Les premiers retours mesurés par nos clients sont de l’ordre de 15 à 25% d’amélioration de productivité. J’ai aussi souhaité apporter un équilibre de business en mettant en place une cellule de veille pour identifier des porteurs de projets et souhaitant déployer une commercialisation. Et c’est au travers de notre cellule que nous avons découvert un équipement de décontamination d’air et que nous avons décidé d’accompagner le porteur.

Vous avez commercialisé un décontaminateur d’air, le R CLEAN 200, capable de détruire les virus de la grippe et de la Covid-19. Qu’en est-il ?

Le R-clean a été inventé en 2015, avant la pandémie. Il a d’ailleurs reçu le prix Cop 21 de l’innovation. La commercialisation de cet équipement a débuté en 2018, mais de façon locale dans la région de Bordeaux. Fin 2018, le créateur de cette solution a décidé de le déployer à l’échelle nationale et c’est à ce moment qu’ATON, en cours de création, a trouvé à l’époque, l’opportunité de démarrer un premier projet produit. Cet équipement fonctionne en photo oxydation par un UVA et non un UVC, d’où son innovation. C’est pourquoi, et sauf erreur de ma part, ce process n’existe nulle part ailleurs. Nous l’avons qualifié COV19 début 2020 pour que nous puissions répondre à ce nouveau fléau et surtout aux normes. 

Qui sont vos clients ?

Le début de notre commercialisation a été avant tout en BtoB. La filière était connue et maîtrisée, donc nous avons équipé nos clients, nos sous-traitants et nos fournisseurs. Début 2021, nous avons ouvert aux particuliers et fin 2021 aux collectivités. D’ailleurs avec les collectivités, nous souhaitons vraiment performer, car nous avons équipé des écoles maternelles et primaires et les mesures d’améliorations de QAI (Qualité d’Air Intérieure) ont été au-delà de nos attentes. Et concernant nos enfants ainsi que le personnel enseignant et encadrant, il était primordial de proposer une solution viable et efficace. Si vous souhaitez découvrir en vrai ce décontaminateur, nous serons présents à la foire de Paris (hall 3).

Quels sont vos prochains objectifs ?

Aton Technologies a eu une croissance à 3 chiffres de 2019 à 2020 (440% du CA). En 2021, la croissance a été de 100% et en 2022 sera au moins de 100% pour flirter avec les 2 millions d’euros en fin d’année. La croissance organique a été aussi fulgurante pour passer de deux salariés à la création à 15 salariés fin 2021. L’objectif de demain sera principalement la stabilisation de cette entreprise car mes expériences d’entrepreneur m’ont démontré que les montées pouvaient être aussi fulgurantes que les chutes, et je suis avant tout mandataire social de mes équipes, donc il faut être pragmatique avec une réelle maîtrise de ses activités. Mon prochain projet est de poursuivre la commercialisation de produits mais au travers de la crypto monnaie, des métavers car je reste persuadé qu’au-delà des sujets sulfureux de certains grands industriels de ce monde, ces sujets seront intégrés à nos vies de demain. C’est donc maintenant qu’il faut s’organiser et réfléchir à introduire ces technologies dans notre quotidien.