Vendredi 30 avril 2021, BE SMART reçoit Pascal de Izaguirre (PDG, Corsair)

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Corsair patiente en attendant la sortie de crise

Corsaire a vécu une année compliquée avec d’un côté la crise sanitaire qui a cloué au sol l’ensemble de sa flotte et de l’autre un incroyable plan de sauvetage qui a donné des sueurs froides aux 1200 employés de la compagnie. Forte d’un nouveau consortium d'investisseurs composés de chefs d'entreprise et de collectivités locales des Antilles et de La Réunion, l’entreprise attend patiemment la sortie de crise et ambitionne d’être rentable en 2023.

“Une grande partie de notre exploitation concerne les départements d’Outre-mer, les Antilles et la Réunion donc le fait d’avoir une très forte majorité d’investisseurs et de chef d’entreprises basés aux Antilles, en Guyane et à la Réunion c’est très important pour nous” assure Pascal de Izaguirre, le PDG de Corsair. “Cela nous apporte une dynamique, des possibilités de synergie, de business additionnels, un réseau relationnel et une implantation locale très forte (...) c’est un atout très important pour la reprise", explique-t-il.

Actuellement l’entreprise est presque à l’arrêt et affiche un niveau d’activité de -80% par rapport à la période pré-Covid. “On a eu une petite reprise quand cela s’est à nouveau libéré en fin d’année et au début de l’année 2021 mais depuis l’instauration des motifs impérieux début février on est tous tombés à -80%”, indique Pascal de Izaguirre. 

Cette inactivité forcée coûte cher aux compagnies mais compromet aussi le maintien en forme du personnel en perspective de la reprise. “On a des avions sous-utilisés et du personnel navigant qui ne vole pas assez ce qui pose des problèmes en matières de qualifications” regrette le PDG de Corsair. “Parfois on doit faire des ronds en l’air à vide pour que nos pilotes s’exercent sur des atterrissages et des décollages” ajoute-t-il. 

Néanmoins, la compagnie est confiante et mise sur l'avenir avec l’acquisition de cinq nouveaux appareils, des Airbus A330neo, moins polluants, moins bruyants et plus économiques. “Cette acquisition est une marque de confiance dans l’avenir du transport aérien (...) et dans l’avenir de Corsair” affirme Pascal de Izaguirre. “On est conquérant, nous y croyons et nous sommes dans les starting-blocks pour la reprise” conclut-il.