Jeudi 10 juin 2021, BE SMART reçoit Raphaël Di Meglio (co-fondateur, Matera)

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Matera veut révolutionner la gestion des copropriétés

Cette startup française créée en 2017 et spécialisée dans la gestion de copropriété veut devenir le prochain leader de son secteur avec une simplification des démarches et une réaffirmation du pouvoir de décision des habitants.

C’est l’événement que les copropriétaires redoutent chaque année : l’assemblée générale de copropriété. La réunion annuelle de l’assemblée regroupe d’office les propriétaires de l'ensemble des habitations d’un même immeuble ou d’une résidence est souvent fastidieuse. À l’ordre du jour : des travaux d’accessibilité, un ravalement de façade, le remplacement d’équipement collectif, le règlement de copropriété … 

La startup française Matera a souhaité réinventer la gestion des copropriétés en proposant une alternative aux syndics professionnels. “Nous notre constat c’est que le modèle du syndic n’est plus possible aujourd’hui”, explique Raphaël Di Meglio, le cofondateur de Matera. “Aujourd'hui un gestionnaire de copropriété a 50 immeubles à gérer et il gère de l’argent qui n’est pas le sien donc il n’a pas de temps opérationnel à accorder à chacune des copropriétés. En plus il n’a pas les mêmes intérêts que les copropriétaires, ce n’est pas lui qui paye ses charges à la fin de l’année, ce n’est pas lui qui habite dans l’immeuble”, explique-t-il, “nous notre modèle permet de réaligner les intérêts de la copropriété avec ceux qui y vivent. On permet aux propriétaires de choisir directement les prestataires, les contrats, la vie de l’immeuble, sans intermédiaire"

Mais concrètement qu’est ce qui change par rapport aux pratiques actuelles ? “On fait un logiciel de gestion avec de l’accompagnement humain pour les sujets complexes, mais l’idée de base c’est notre plateforme qui va automatiser les tâches comptables, administratives et juridiques de la copropriété”, explique Raphaël Di Meglio, “cela va permettre au conseil syndical et aux copropriétaires de gérer directement sans avoir besoin d’y passer du temps ou que cela soit trop complexe pour eux”.

Côme Dubois