Et Demain ?SMART TECHmer. 23/06/21

SMART TECH du 23 juin 2021


Demain l’authentification n’aura plus le même visage

Et vous ne croyez pas si bien dire… Figurez-vous que la société Deepsens, spécialisée dans l’authentification biométrique pour les services numériques, vient de se doter d’une nouvelle technologie qui va bouleverser l’authentification.

Aujourd’hui pour se connecter à un service sécurisé, sur internet, il faut souvent que l’on coche les cases où apparaissent un feu rouge, ou que l’on recopie les lettres déformées qui apparaissent.

Tout ça pour prouver à l’ordinateur que nous ne sommes pas un robot !

Mais s'il y a bien une chose qui nous différencie des robots, et d’autant plus des robots virtuels, c’est que nous sommes fait de chairs et d’os… et de sang.

Alors Deepsens a racheté une technologie qui permet de mesurer le flux sanguin d’un utilisateur via la caméra.

On a déjà parlé ensemble d’une technologie comme celle-là ? Oui !

Je vous avais présenté Le logiciel Caducy développé par la start-up française I-Virtual.

Une solution destinée à la santé.

Ici c'est le même principe.

Le capteur rPPG mis au point par un chercheur français de l’université de Bourgogne est capable de détecter les variations d’intensité lumineuses associées à l’afflux de sang dans les vaisseaux sanguins. 

De quoi permettre à Deepsense de déterminer, à l’avenir, la fréquence cardiaque d’un ou d’une internaute qui filme son visage.

Concrètement : Le principe est de regarder la peau avec un photorécepteur pour mesurer les variations d’intensité lumineuse.

Nos caméras peuvent faire office de photorécepteurs.

Et puisque la quantité d’oxygène dans les vaisseaux varie avec le flux sanguin, des modulations de la lumière, réfléchie par l’oxygène, vont apparaître.

Ces modulations se traduisent par une onde périodique.

En toute logique, celle-ci correspond à l’onde de pouls, c'est-à -dire la fréquence cardiaque.

Tout cela bien sûr c’est invisible à l'œil nu.

Donc on pourra mesurer votre fréquence cardiaque pour nous identifier sur internet ?

Oui ce qui va permettre d'élever le niveau d’exigence en matière de cybersécurité.

Mais aussi d’améliorer l’expérience utilisateur car pour garantir un niveau constant de sécurité on répète parfois plusieurs fois l’authentification, si on rafraîchit la page par exemple, or pousser régulièrement l’utilisateur à s’authentifier ça peut vite l’agacer voir le faire fuir du site en question.

En plus, on peut extrapoler un peu et imaginer que la fréquence cardiaque sera analysée pour donner un indice de risque de piratage en fonction du stress de la personne qui s’authentifie, par exemple, puisqu’il n’y a pas que les robots qui pirate.

Un niveau supérieur qui devrait intéresser les clients de Deepsense.

Alors elle arrive quand cette techno ? Il reste un obstacle : l’universalité. 

Ce capteur doit fonctionner avec tous les types de caméras pour garantir sa fiabilité.

Pour le moment ce n’est pas le cas.

C’est ce que va continuer de développer la Société du transfert de technologies Sayens, la SATT, de l’université de Bourgogne, dans le cadre de cette licence exclusive.

Cécilia Severi