Mercredi 30 juin 2021, SMART JOB reçoit Jean-François Auclair (Directeur général, O2)

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Service à la personne, en première ligne ?

Entre gardes d’enfants annulées et jardiniers laissés sur le côté, le secteur duservice à la personne a traversé la crise Covid avec difficulté. Jean-François Auclair, directeur général d’O2, leader français de ce secteur, fait le point sur ce que sa société a traversé et ce qui est prévu pour la rentrée.

Leader sur l’entretien à domicile (repassage et ménage), les seniors et la garde d’enfant, O2 a aussi une activité dans le jardinage, depuis une dizaine d’années. Le DG d’O2 appuie : “Il y a un vrai marché aujourd’hui sur l’entretien des jardins. La difficulté est de trouver les jardiniers plutôt que de trouver les clients.” En pénurie de paysagistes, Jean-François Auclair précise : “Plus globalement, le secteur des services à la personne est en pénurie sur les différentes activités. Le RH est vraiment au cœur de ce métier.”  

Le problème étant que les clients, pendant le confinement, n’ont plus eu besoin de personnel pour faire le ménage, jardiner ou encore garder les enfants qui n’avaient plus école. Sur ce point, Jean-François Auclair en est certain : “L’activité a connu une très forte baisse, sauf auprès des seniors. Une personne qui a besoin d’une aide à domicile, pour se lever, faire sa toilette, faire à manger, continue de nous appeler. Pendant cette période de confinement, et surtout le premier, qui a été très dur, notre activité sur le ménage, repassage et la garde d’enfant, était descendue à 15% par rapport à la normale : les gens étaient chez eux, ils gardaient leurs enfants et faisaient leur ménage.” Il poursuit : “On nous a beaucoup fait peur pendant le premier confinement, on s’est tous repliés et on en voulait plus que quelqu’un d’extérieur vienne dans nos maisons. Mais pour les personnes âgées dépendantes, la question ne se posait pas, et bien entendu, tous nos salariés étaient protégés pour ne pas contaminer nos clients.”

Des clients qui se sont débrouillés et qui n’ont pas utilisé les services d’O2. Mais 100% des salariés de l'entreprise sont en CDI. Là-dessus, le DG explique : “Pendant le premier confinement, beaucoup de salariés devaient garder leurs enfants, nous avons très vite mis en place le chômage partiel garde d’enfants. Et il y a eu le sujet économique de l’entreprise qui était obligée de mettre les salariés en chômage partiel parce que les clients ne consommaient plus. Nous nous sommes retrouvés avec un socle de salariés à peu près à 25% des effectifs.”

25% des salariés sont donc restés pour répondre aux demandes, notamment du côté des seniors qui avaient besoin de ces aides à domicile plus que quiconque, sachant que peu de familles habitent à côté de ces personnes dans le besoin. Ce sont les entreprises comme O2 qui, aujourd'hui, interviennent pour les aider. 

Pauline Gratelle