Lundi 12 juillet 2021, SMART IMPACT reçoit Arthur Rozen (Président, Skytech)

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Skytech remporte l’appel à projet “Relocalisation” du plan France Relance

11 tonnes de plastique sont produites par seconde dans le monde. Tendre vers un recyclage total en renforçant le système de tri : Skytech s’y engage. L’entreprise produit de la résine plastique régénérée qui répond aux exigences des industriels plasturgiques.

Le recyclage du plastique est un enjeu environnemental majeur, il est aussi un plan d’action prioritaire pour les politiques : la loi AGEC fixe un objectif de 100% de plastique recyclé à horizon 2025. Donner une seconde vie au plastique, par quel biais ? Skytech utilise un processus en deux temps, explicité par Arthur Rozen, le président de la startup : "on se fournit d’un mélange de trois plastiques spécifiques : l’ABS, le polystyrène et le polypropylène. On les sépare au moyen de la triboélectricité. Ensuite, nous les granulons. Ça fait de la résine de plastique qui ressemble à des petites graines de caviar que l’on vend à des plasturgistes.”

Ce procédé émet près de 46 fois moins de Co2 que la pétrochimie. “Chez Skytech, on a un processus purement mécanique donc très économe en énergie. Si on additionne les émissions de Co2 de notre procédé avec celui fait en amont chez le recycleur, on arrive à une émission de Co2 d’environ 100 kg par tonne. La pétrochimie, elle, va émettre 2600 kg de Co2 par tonne. Cet écart, déjà significatif, doit être cumulé avec ce que représente l'incinération de ces déchets s'ils ne sont pas recyclés soit près de 2000 kg de Co2 par tonne”, développe-t-il. 

En remportant l’appel à projet Relocalisation du plan France Relance, Skytech a empoché une aide au développement de 1,5 millions d’euros. Une somme qui permettra de financer une partie de ses projets futurs : “actuellement, on a un site industriel à Bonnières-sur-Seine, on y produit environ 6000 tonnes de résine chaque année. On vient tout juste de racheter un nouveau site à Aubevoye : on y déménage début 2022. L’objectif est de tripler de manière progressive la production. On ambitionne de passer de 6000 à 35000 tonnes de résine en 2023. Cela se traduit aussi par une cinquantaine d'embauches prévues pour l'année 2022” , déclare Arthur Rozen. Un investissement qui s’élève tout de même à 15 millions d’euros.

Louison Guegaden