Jeudi 15 juillet 2021, SMART IMPACT reçoit Benoît Alain (Directeur Performance & Innovation, Isoskele Non Profit)

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Isoskele Non Profit : la stratégie marketing et de communication au service de l’efficacité des dons

Isoskele, filiale du groupe La Poste, est une agence de communication et de data marketing. Son département “Non Profit” est dédié aux organisations à mission non lucratives et lève chaque année plus de 60 millions d’euros de dons.

L’activité philanthropique représente 7,5 millions d’euros de dons en France en 2020. Une somme conséquente pour un secteur qui n’échappe pas aux dures lois de la concurrence. “On est dans un secteur où les acteurs et les associations sont à la fois concurrentes mais échangent beaucoup entre elles pour partager les bonnes pratiques et faire en sorte que cette somme soit la plus grosse possible”, affirme Benoît Alain, anciennement directeur de la collecte des Restos du Cœur, il s’est lancé dans une nouvelle aventure philanthropique en intégrant les rangs de Isoskele Non Profit. Il en est aujourd’hui le directeur chargé de la performance et de l'innovation. Malgré l’incertitude économique qu’a impliqué la crise sanitaire, elle a poussé les Français à se montrer plus solidaires. Il chiffre cette tendance, “cette part a augmenté de près de 14% l’an dernier. Les français se sont montrés particulièrement généreux dans une période marquée par la crise sanitaire et ses conséquences sociales.”

“Le donateur du futur sera sans doute plus jeune et plus digital”, considère-t-il. Comment s’adapter à cette nouvelle génération ? “Pour Isoskele, notre innovation passe par exemple par un centre de recherche et de connaissance des publics, qui permet à terme d’essayer de façon prospective d’anticiper les comportements futurs. On étudie comment les réseaux sociaux ou le gaming peuvent constituer des leviers pour mobiliser les ressources. On fait émerger des nouveaux formats comme les micro-dons et les dons gratuits : les internautes visionnent des publicités, et le reversement de l’annonceur est converti en dons".

Les critères des dons varient selon le type de public…. “Les donateurs plus jeunes ont des attentes très différentes de leurs aînés. Les moins de 25 ans sont bien plus sensibles aux causes environnementales. Ils vont rechercher également plus d’impact direct, là où leurs aînés recherchaient plutôt un intérêt global pour une mission assez général”, déclare-t-il. De ce fait, l’analyse de la data devient essentielle, "la data est le nerf de la guerre”, d'après Benoît Alain. 

Toujours plus de transparence pour assurer l’efficacité des dons. “Les moyens d’accès à l’information de la part des publics sont raccourcis et simplifiés. Les comptes sont très contrôlés. Les donateurs sont aussi des consommateurs qui ont pris des habitudes de contrôle et de comparaison entre les associations", développe-t-il.